
Le sol ou s'élève aujourd'hui Drummondville appartenait, après la mort de William Grant, soit en 1805, à John Richardson, alors membre du Conseil exécutif du Bas Canada et futur fondateur de la Banque de Montréal.
Vers cette époque, il fut question de coloniser une étendue de terre avoisinant la rivière Saint-François.
Le 6 décembre 1814, un Ordre général communiqua les intentions du Prince Régent d'accorder aux soldats licenciés des terres incultes et des Réserves de la Couronne.
L'entreprise fut dirigée par Pierre de Boucherville dont le zèle, l'activité et l'intelligence étaient connus du gouverneur Prévost; c'est d'ailleurs ce dernier qui l'avait choisi. Ainsi Drumondville faillit avoir
un fondateur canadien francais.
A la suite de circonstances historiques, ce fut le major Frederic-Georges Heriot, qui avait commandé les Voltigeurs canadiens, qui devint le fondateur de cette étendue de terre à laquelle, en l'honneur de Sir Gordon Drummond, gouverneur-général du Canada, il donna le nom de Drummondville, nom qui officieusement parait sur un document signé du 24 juillet 1815.
Vers la fin de 1815, il y avait déjà une centaine de familles dans la région. Aux environs de mars 1816, on note à Drummondville la présence de Joseph Langley Mills, chapelain protetant de sa Majesté. Par la suite, la mission catholique de l'endroit, soit à partir de l'automne 1815, fut desservie pendant quelques mois par
M. Rimbault envoyé par Mgr Plessis.
En 1856, Drummondville desservie jusqu'alors par voie de mission, est érigée canoniquement, soit le 2 juillet; l'érection civile a lieu le 6 septembre 1856. Saint-Frédéric, fondée la même année, devient la paroisse-mère de Drummondville. Au cours des années qui suivirent, on signale dans cette paroisse la présence des Soeurs de la Présentation (de Saint-Hyacinthe) en 1875; des Frères de la Charité en 1906; des Soeurs de la Charité
(Soeurs Grises de Montréal) en 1910; de la mission Sainte-Thérèse en 1947;
des R.R. PP. de la Compagnie de Marie en 1951; des filles de la Sagesse en 1953.
En 1936, la paroisse Saint-Joseph se détache de la paroisse-mère. On y retrouve les Soeurs de la Présentation et en 1946 c'est l'arrivée des Frères du Sacré-Coeur.
L'accroissement continuel de la population a necessité par la suite d'ériger de nouvelles paroisses. Soit Sainte-Thérèse en 1937. Les Frères de la Charité, résidants près de la rivière Saint-François, passent comme paroissiens sous l'autorité diocésaine de cette paroisse alors que les autres demeurent dans Saint-Frédéric. Puis viennent les fondations successives des paroisses suivantes: Saint-Pierre et Saint-Paul en 1945, Saint-Jean Baptiste en 1947, Saint-Philippe en 1949, Saint-Charles Borromée en 1950, de l'Immaculée Conception en 1951 et du Christ-Roi en 1953.
La population du grand Drummondville, selon le Canada Ecclésiastique de 1956, se chiffrait alors à 37,818 âmes. En 1965, lors de son 150e anniversaire, elle dépasse les 40,000.
Nous tenons a remercier M. le Curé et Messieurs les Vicaires qui nous ont facilité la tache de ce relevé.
Robert Desmarais, F.C.
Source: Mariages de Drummondville (Saint-Frédéric),
1815 - 1965
B. Pontbriand - J.M. Laliberté
1910 - La gare Intercoloniale
1910 - La Banque Molson
1910 - L'Hotel Corona prêté aux Soeurs Grises pour fonder le premier hôpital Ste-Croix
1914 - La gare du Canadien Pacifique
1940 - L'usine Dominion Textiles
1945 - Parade de la victoire après la deuxième guerre mondiale
1966 - La quincaillerie Blanchard